Menu

Sur la vague du nouveau Maroc

revue du web

Marrakech en pleine mutation touristique

 Vu sur  

Par : Nicolas de Rabaudy

La ville rouge compte à l’heure actuelle 55.000 lits, douze palaces ou cinq étoiles et quarante autres adresses hôtelières de toutes catégories. Marrakech ne cesse de se développer hors des murs vers la Palmeraie. En 2012, il y a eu une trentaine d’ouvertures d’hôtels, de maisons d’hôtes et ce n’est pas fini: pour les mois qui viennent, plus de 5.300 lits prévus en 2013. La cité impériale court-elle vers un trop-plein ?

«Marrakech a la chance de pouvoir diversifier l’offre hôtelière dans toutes les catégories: du haut de gamme aux maisons d’hôtes, riads, fermes d’hôtes, Relais & Châteaux, Design Hotels, villages de vacances, clubs de loisirs qui nous ont permis de démocratiser la cité de Majorelle», indique Hamid Bentahar, patron du Conseil Régional du Tourisme de Marrakech, dans le salon bar du Sofitel Lounge and Spa. «C’est pourquoi l’attractivité de la ville ne cesse de croître et d’embellir –j’en veux pour preuve le Festival du Rire de Jamel Debbouze, le Festival du Cinéma en novembre, le Marrakech Art Fair, le MarrakChef (1er Trophée Maroc Gourmand), un concours culinaire annuel de chefs français réalisant des plats marocains sur place. Tout cela crée une animation culturelle et festive, en plein essor.»

Marrakech accueille chaque année cinq millions de touristes dont près de la moitié de la clientèle est française (40%). Ce tourisme de masse ne concerne pas, bien sûr, les people, les fortunés de la vie, les «rich and famous», cantonnés dans des riads réaménagés ou des villas de luxe cernées par de hauts murs.

Le groupe mauricien Beachcomber –neuf hôtels sur l’île aux lagons turquoise– s’est implanté dans la périphérie de la ville: le Royal Palm de Marrakech sera inauguré en janvier 2014, et en plus du golf high class, il est prévu une centaine de villas chics et chères (500.000 euros, premier prix) dont les ventes sont en constante progression. Marrakech, ville de séjours prolongés, climat et soleil obligent.

La fantastique explosion hôtelière de la «ville des teinturiers» se lit dans l’éventail des groupes qui se sont implantés au pied de l’Atlas. C’est devenu un «must», une exigence des enseignes, un véritable palmarès de l’excellence pour l’hôtellerie internationale: les Relais & Châteaux, le groupe Méridien, le Pavillon Noura et ses riads du groupe Barrière, le Four Seasons, le Marriott, l’Amajena d’Aman Resorts, le Taj Palace indien ouvert en mai, le Sofitel et ses deux unités, le Banyan Tree d’Asie, l’Oberoi du groupe éponyme. Qui en Europe peut rivaliser avec de tels investissements ?

L’extension du parc hôtelier va bien au-delà des remparts historiques de la ville si proche de l’Atlas.

Oasis de verdure et de paix, la Palmeraie où se trouve l’unité de sport du Club Med, limitrophe de la place Jemaa el Fna, connaît un incroyable boom immobilier, côté maisons individuelles à tous les prix et hôtels de forte capacité ou, plus intime, comme les Jardins du Golf au cadre bucolique dans la Palmeraie.

L’avenir de Marrakech, l’avancée des enseignes se situent en dehors de la ville historique, de la Medina et des beaux quartiers comme l’Hivernage. On ne peut plus construire dans ces zones protégées, soumises à des lois drastiques voulues par Mohammed VI, très sensible à la protection des sites ancestraux. Il y a dans cette ville grouillante de vie, de jeunesse, d’activités un poumon vert de 600 hectares inclus dans ce que le roi appelle «La vision 2020», c’est-à-dire l’avenir à moyen terme, le développement durable et le respect des paysages.

L’urbanisation déferlante a suscité de graves problèmes d’approvisionnement en eau: jusqu’où les bulldozers devaient-ils creuser le sous-sol pour parvenir aux nappes phréatiques? Cette question cruciale, dans une ville fortifiée où la température l’été atteint 50°C et plus, a été ces dernières années au centre de la croissance immobilière. Ce problème vital paraît en voie de solutions grâce aux barrages, aux stations d’épuration des eaux usées et au traitement des neiges fondues de l’Atlas. Reste que la prudence est de mise. Pour tout chantier d’envergure, les permis de construire sont examinés à la loupe, le potentiel à bâtir reste énorme.

Lire la suite sur slate.fr

 

A voir
Les énergies renouvelables à la faculté polydisciplinaire de Ouarzazate Sous le soleil de Ouarzazate grandit la spiruline "C'est la matière grise qui permettra à Ouarzazate de réussir le défi de son développement"

Pour contacter la rédaction : notre formulaire en ligne ou  Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Sur le web

Suivez
almaouja
La page facebook d'almaouja.com
Abonnez vous à la newsletter almaouja
Combien de jours dans la semaine ?
Nom :
Email :