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Sur la vague du nouveau Maroc

Les jeunes amazighs face à leur culture

Nous sommes tous pour la sauvegarde de notre patrimoine culturel amazigh. Personne ne peut le nier, mais personnellement je m’inquiète pour nos jeunes d'aujourd'hui qui ne cessent de réduire ce patrimoine millénaire et sublime à de simples signes et objets qu'ils exhibent çà et là : untel porte à son cou un Z amazigh, tel autre brandit le drapeau amazigh ou endosse un tee-shirt avec une inscription en Tifinnagh. Les autres vous saluent parfois par le mot AZUL dont on ne connait pas l'origine.

Tous ces comportements sont censés être bons et acceptables pour peu que cette jeunesse enthousiaste s'accroche à nos valeurs nobles que nous avons héritées de nos ancêtres; telles que le respect de l'autre, la tolérance, le sens de responsabilité … Et ce n'est pas par ces comportements que l'on peut défendre notre amazighité, loin de là. La défense de notre identité et la construction d'un avenir meilleur doivent se faire par l'étude et la recherche; choses auxquelles nos jeunes d'aujourd'hui donnent malheureusement moins d'importance.

Notre langue et culture amazighes n'ont pas besoin uniquement de cet enthousiasme virulent, mais aussi de la recherche scientifique et académique. La plupart de ces jeunes n'accordent aucun intérêt aux langues étrangères qu'ils jugent difficile à assimiler. Et pour compenser leur manque ou leur incapacité, ils se cachent derrière ce fanatisme aveugle qui ne les mènera nulle part. Comment veulent-ils défendre leur langue maternelle s'ils ne lisent pas les sociolinguistes et anthropologues occidentaux ? Par le fanatisme et la violence ? Là, c'est une autre paire de manches.

Je ne dis pas que les comportements adoptés vis à vis de leur langue maternelle sont à bannir, mais ce sont des comportements qui conviennent plutôt à des jeunes bien instruits qui ont le sens de responsabilité et donnent plus d'intérêt à leurs études. C'est bien d'être activiste et enthousiaste pour une cause noble; c'est un droit fondamental, je ne le nie pas. Néanmoins, leur enthousiasme ne suffit pas.

C'est vrai, nous sommes tous responsables de leurs attitudes. Mais la plus grande part de responsabilité leur incombe, car ils ont tout ce qu'il faut pour briller dans leurs études et faire ce que nous n'avons pas pu faire dans notre parcours estudiantin, mais hélas ! Bien sûr, je ne mets pas tous les jeunes dans le même panier, figurez-vous. Il est des jeunes qui méritent tous nos encouragements; malheureusement ils sont minoritaires.

Une bonne idée qui guide vaut mieux qu'une manifestation ou encore un Z en or accroché au cou. Car ce sont ces bonnes idées qui peuvent nous permettre d'arracher nos droits. Je vous donne un exemple : presque la majorité des révolutions qu'a connues le monde ne sont pas survenues toutes seules du jour au lendemain. Elles ont été préparées par les idées des écrivains et philosophes. La révolution française, en l’occurrence, avait été préparée par un certain nombre de penseurs comme Rousseau, voltaire, Montesquieu et autres.

Les jeunes amazighs doivent s'appliquer et s'impliquer davantage dans leurs études, au lieu d'être des têtes à programmer entre les mains d'une poignée de soi-disant intellectuels. Pour finir, un vers de Victor Hugo me vient à la tête en ce moment :" Chaque enfant qu'on enseigne est un homme qu'on gagne".

 

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