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éclairages

A la faculté polydisciplinaire de Ouarzazate, la filière Langues Etrangères Appliquées

  • Écrit par La rédaction
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Mounya Touiaq vue par A. Essaouis

Mounia Touiaq est responsable de la filière Langues Étrangères Appliquées : communication et commerce à la Faculté Polydisciplinaire de Ouarzazate. Originaire de Fès et diplômée en linguistique française, elle rejoint Ouarzazate pour intégrer le corps enseignant de la faculté dès son ouverture en 2007. Elle répond aux questions d'almaouja.com pour mieux faire connaitre les activités de sa filière.

Almaouja.com - Cette filière a donc été créée en 2010 sous votre initiative. Quel bilan tirez vous de ces premières années d'activité ?

Mounia Touiaq - Cette filière a été conçue avant tout dans l'objectif d'enseigner les langues étrangères (français, anglais et espagnol) sans pour autant former des spécialistes pointus de la langue mais des praticiens capables d’utiliser leurs connaissances linguistiques pour réussir professionnellement dans le cadre de l’entreprise. Notre attention est donc de rendre cet apprentissage des langues fonctionnel au sein d'autres métiers. Ici nous focalisons l'application de ces langues sur les domaines tels que le commerce, la communication en priorité mais aussi sur le droit et la gestion financière.

Cette formation dure deux années et se clôt par un diplôme de licence professionnelle. Depuis son ouverture, la filière a accueilli environ 80 étudiants par an.

J’ai été  donc à l’initiative de la conception d’une nouvelle formation des langues par apprentissage .Notre formation de linguiste a contribué à relever un tel défi. Il s'agissait pour moi de  faire en sorte que les langues servent à la vie professionnelle des jeunes.

Nous manquons cependant d'enseignants spécialisées, notamment dans le droit ou le commerce, mais nous pallions ces manques par des intervenants vacataires.

Almaouja.com - Quels sont les débouchés professionnels de cette filière ?

MT - Cette formation valorise les compétences linguistiques de l’étudiant par l’apprentissage de techniques et d’outils dans le domaine des systèmes d’information et de la communication pour lui permettre de poursuivre ses études en Master ou de s’insérer professionnellement dans les fonctions de communication des entreprises, comme chargé de communication, chargé des relations publiques, attaché de presse, responsable intranet, journaliste d'entreprise ... ou alors directement dans les entreprises qui traitent d'information, comme les média avec les métiers de journaliste en radio et presse écrite, journaliste on-line, web éditeur, journaliste animateur ... Plus généralement nos étudiants peuvent trouver place auprès des entreprises qui ont des services de relations ou de négociations internationales, de commerce international, d'import-export, de marketing international ...

Nous encourageons aussi nos étudiants à poursuivre leurs études afin d'amplifier leur niveau de connaissance, d'expérience et leur qualification.

Almaouja.com - Les étudiants de votre filière ont réalisé ces derniers jours une série d’évènements publics sur différentes thématiques. Pouvez vous nous expliquer le contenu de cette activité ?

MT - En effet, ces activités ont eu lieu dans le cadre d'un module d'enseignement assuré par Mme Essaidia Elhanaoui. Il s'agissait alors de mettre en pratique leur apprentissage de la communication au travers de l’évènement. C'est ainsi que 5 groupes se sont formés et ont pu réaliser chacun leur propre action évènementielle sur des thèmes aussi divers que le soutien à l'enfance abandonnée, l'hommage au patrimoine, la sensibilisation à la création d'entreprises, l'orientation des futurs bacheliers et enfin la solidarité vis à vis des personnes handicapées.

Tous ces évènements avaient pour but de créer de l'interaction avec les différents publics en vue de leur sensibilisation sur les thématiques choisies.

Les étudiants ont été très mobilisés et je salue leur dynamisme car ce n'était pas facile pour eux de relever ces défis notamment dans une ville où peu de choses se déroule. C'était là une grande première qui les a amenés à mobiliser des sponsors locaux. Ils ont donc appris comment organiser un évènement, comment faire passer un message. Et j'ai été témoin de la présence d'un public venu assister en nombre à tous ces évènements qui se sont déroulés soit dans les locaux de la faculté soit dans la ville comme par exemple au palais des congrès ou bien dans un établissement hôtelier comme l'hôtel Hanane.

Les étudiants ont compris que ce sont eux les acteurs principaux du changement

Almaouja.com - Ces actions mettent l'accent sur le manque de communication dans la ville de Ouarzazate. Comment expliquez vous ce manque de communication à l'intérieur comme à l'extèrieur de notre territoire ?

MT - Je crois que c'est une question de contexte, de contexte culturel, éducatif, environnemental. La mise en place de moyens de communication comme votre site permet l’échange et la communication. Même la faculté en ses débuts faisait preuve d'un certain repli sur elle même, comme une forteresse. Or maintenant Ouarzazate est en pleine expansion. La ville est en train de changer. Les acteurs du territoire se mobilisent et c'est ce qui est nécessaire. Les étudiants, par leur ouverture, peuvent contribuer à cette dynamique. Ils ont montré qu’ils en ont les capacités.

La faculté est de toute manière une composante sociale majeure du territoire et nous sommes en train d'assumer ce rôle. Il nous faut donc être à l'écoute et établir de nous-mêmes la communication avec les autres composantes de la société locale.

Il y a beaucoup de choses maintenant qui ont avancé. A l'époque, quand nous avons lancé la faculté, elle était encore en chantier, au sens vrai du terme. Il y a eu beaucoup de progrès depuis cette date. Et le progrès le plus important c'est qu'auparavant, les étudiants ne se positionnaient que comme des consommateurs de formation alors que maintenant ils ont compris que ce sont eux les acteurs principaux du changement.

Almaouja.com - Quelles sont vos perspectives d'avenir pour votre filière ?

MT - Je travaille sur un projet de collaboration avec des collègues du Canada sur les domaines des technologies de l'information. Et j'envisage de monter un projet conjoint avec des structures universitaires de la région française Franche Comté sur les thématiques de la lecture paysagère.

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