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Sur la vague du nouveau Maroc

Hamid Majdi ou la libération d’un haschasch

C’est rare. Exceptionnel même. Un homme arrêté pour acquisition de haschisch à bord de sa voiture, et pourtant on le libère dans les 48 heures qui suivent ! C’est le cas de Hamid Majdi, le dirigeant de la Confédération démocratique de travail d’Ouarzazate. Je ne comprends personnellement pas pourquoi donc on l’a arrêté ni pourquoi on l’a libéré. Ce que j’en déduits porte malheureusement atteinte à l’image d’un corps : celui de la police.

L’on peut certes comprendre qu’il s’agit d’une déclaration émanant d’un anonyme et relative à l’existence de produits interdits à bord de la voiture et que la police se trouve du coup dans l’obligation de mener une investigation profonde. Mais cela ne marche pas dans ce cas de figure exactement, pour quoi ? Essentiellement, parce que l’homme en question est militant connu, dirigeant syndical, membre d’un parti politique respectueux, un défenseur des droits humains. L’on peut toujours ne pas se mettre en accord avec lui sur pas mal de sujet et de dossiers, mais de là à admettre ce complot de l’accuser de haschasch… ! C’est absurde. 

Comme une insulte

Autrefois, le jeu était à la rigueur plausible. A l’ère des technologies de communication et d’information cela relève simplement du monde de l’abject. Car, l’homme est d’abord l’un des conseillers du conseil municipal d’Ouarzazate, qui a gagné la confiance d’un certains nombre de citoyennes et citoyens. Une insulte aux adhérents de l’un des grands syndicats dans la ville. Une insulte à l’encontre des fonctionnaires de la province qui l’ont souvent élu au sein du bureau de leur association des œuvres sociales. Une insulte à l’encontre des militantes et militants de l’association marocaine des droits humains (AMDH) …

Et cette mascarade demeure une insulte à l’endroit de leur intelligence. Cela nous rappelle un Abraham Serfaty devenu subitement brésilien, un Omar Benjelloun taxé d’athée pour valider son meurtre, une Saida Mnebhi intimidée par l’accusation d’être une prostituée … la liste de la bêtise est longue. Il n’y a que deux voies à suivre pour traiter avec ceux qui menacent les grands intérêts de certains profiteurs, la première est la cooptation ou ce que Don Quichott de la Mancha appelle la carotte… et la seconde n’est autre que ce bâton réservé aux têtes dures… c'est-à-dire ceux et celles qui choisissent de rester fidèles à leurs principes. Ceux-là, et même si ils perdent parfois le fil d’analyse de la bataille, demeurent du moins attachés à une certaine noblesse… de cœur.

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