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Sur la vague du nouveau Maroc

Le Sud-Est à l’heure des festivals … quelle politique culturelle et touristique ?

Festival Ahwach 2012 par Abdelali Essaouis pour almaouja.com

Ahwach à Ouarzazate, Taragalte à Mhamid El Ghizlane, le film transsaharien à Zagora et les musiques du monde à Merzouga… autant de rendez-vous artistiques et culturels visant entre autres la promotion et l’animation d’une région touristique par excellence : le Sud-Est. Il va sans dire que la crise conjoncturelle du secteur touristique, à l’échelle internationale, fait penser les opérateurs aux différents moyens alternatifs à même de drainer les flux et d’animer une saison, pourtant bien commencée.

A Merzouga, Ouarzazate, Zagora et à Mhamid El Ghizlane, l’heure est aux festivals. Heureusement, les créneaux sont variés et différents. Malheureusement, il n’existe aucune coordination entre les différents organisateurs, une grande partie de ces festivals ont lieu ce weekend. Cinéma, musique, amazighité, patrimoine, immigration … autant de sujets sur lesquels les organisateurs misent pour une visibilité de leurs destinations, plutôt de leur destination au singulier. L’avenir est à l’option régionale.

Le Sud-Est aurait certainement besoin d’autant d’activités et d’autant d’efforts, mais aussi d’un grand et pénible exercice de communication. Une manière de dispatcher les activités sur la saison, de répartir les thèmes porteurs et séducteurs (pourquoi pas ?), de concentrer les efforts et de les conjuguer, afin de réussir tous les rendez-vous.

L’image du Sud-Est est une et une seule

Si l’un des organisateurs échoue, le reste s’en trouve automatiquement impacté. L’absence de mécanismes de communication fait que chacun travaille seul et par conséquent décide seul de la date, du lieu et du programme. L’intérêt commun et collectif semble être relégué au second ordre. Le risque de disperser les efforts et de voir se réduire l’impact requis est grand. Ainsi et au lieu de pérenniser la visibilité de la destination Sud-Est sur quatre semaines, grâce notamment à ce genre d’animation, l’on a consommé toutes les cartouches et laissé vide l’agenda des deux mois à venir. D’où la nécessité de communiquer d’abord, communiquer ensuite et communiquer enfin.

Mais cela ne serait qu’une partie du travail à accomplir. Le reste a un caractère stratégique et institutionnel. C’est la vision d’ensemble pour une politique culturelle. Les autorités locales, les professionnels, représentés par les CPT et les acteurs associatifs, ainsi que le département chargé de la chose culturelle doivent développer un programme culturel unifié et concerté. L’on doit impérativement oublier le temps où chaque acteur pense et agit seul. Le développement durable et fiable ne se fait que dans un cadre d’une politique intégrée. Et dans tout cela, l’option médiatique est à prendre au sérieux. Sinon, personne ne saura ce que l’on a fait.

Depuis que Mc Lohan nous a gratifié de ce village planétaire, nous ne vivons plus seuls.

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