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Sur la vague du nouveau Maroc

éclairages

L’ancrage africain enrichit l’identité locale et nationale du Maroc

  • Écrit par Abdeljalil Didi

Le Maroc se définit comme un territoire de brassage ethnique, linguistique, culturel ... Il est amazigh, juif et arabe. L’ancrage africain reste aussi un élément fondamental de cette identité à la fois plurielle et dynamique. Ainsi, les mouvements migratoires particulièrement venus de l’Afrique subsaharienne ont toujours nourri et continue de faire vivre cette identité arc en ciel. Un métissage qui se construit également aujourd’hui à Ouarzazate.

Ouarzazate, terre d’Afrique

Ouarzazate, et généralement la vallée de Drâa, puise ses racines de l’Afrique. Cette région a toujours été un point de communication entre l’Afrique et le Maroc. Cette communication ne se réduit pas uniquement à l’aspect commercial en l’occurrence le passage des caravanes mais concerne aussi la rencontre et le mouvement des hommes et des cultures. Ouarzazate n’était donc pas africaine au seul temps des caravanes. Elle l’est toujours.

Récemment, l’installation d’une dizaine d’africains subsahariens à Ouarzazate a fait resurgir cette continuité. Loin d’être une simple problématique migratoire, c’est plutôt un processus dynamique de l’histoire. Aujourd’hui comme avant, les hommes transitent, se déplacent d’un territoire à un autre et jouent le rôle de principal vecteur d’un brassage multidimensionnel.

Cependant, les mentalités semblent rompre avec cette évidence. Les sentiments d’étonnement, de questionnement vis à vis d’une telle présence s’avèrent quelque peu brutaux. Car il suffit de se regarder dans un miroir pour se rendre compte, et du coup admettre, que nous, marocains, sommes des africains avant tout. Par conséquent les maliens, les sénégalais, les burkinabais  qui viennent récemment d’arriver à Ouarzazate, se verront dans quelques années fusionnés en grande partie voir s’adapter à la culture locale. Bref devenir des marocains à part entière. Ils ne sont qu’une goute d’eau dans un confluent où s’embrassent durablement les cultures d’origines différentes et d’appartenance multiples.

Une action citoyenne envers les émigrés subsahariens à Ouarzazate

L’Association des Echos pour la Solidarité le Développement (AESD) a pris l’initiative de s’intéresser aux émigrés subsahariens installés dernièrement à Ouarzazate. Une action qui s’inscrit dans une dynamique nationale car le Maroc connait un flux migratoire remarquable durant ces dernières années. Ouarzazate aussi, dans une moindre mesure. L’AESD, s’est alors engagée auprès de ces émigrés d’un point de vue humain en œuvrant pour "mettre en place un espace de communication, d’échange de débat où seront réunis les acteurs de différents horizons…" selon les termes de Mr Choukri, Président de l'AESD.

M. Choukri, président de l'Association des Echos pour la Solidarité le Développement (AESD)L’objectif final est de trouver des solutions à l’intégration de cette catégorie comme il le souligne clairement : "notre action est un premier pas pour débattre des moyens éventuels favorables à l’intégration des immigrés subsahariens résidents à Ouarzazate".

Cette mission inclut également une dimension pédagogique en direction des populations locales. En effet, et face au poids des clichés et de l’ignorance, l’association vise la sensibilisation des ouarzazi pour permettre une prise de conscience collective qui facilitera l’intégration de ces personnes immigrées du sub-Sahara, installées à Ouarzazate. Pour les responsables de l’AESD, ce volet revêt une importance considérable. "Certes, il y a généralement une cohabitation et une compréhension chez la population sur ce point. Mais il y a également certains comportements mal placés et inacceptables envers les subsahariens vivants à Ouarzazate. D’où la nécessité de mener des compagnes de sensibilisation à la tolérance surtout auprès du public jeune". conclut Mr Choukri.

Cependant l’arrivée et l’installation des immigrés subsahariens à Ouarzazate est une problématique complexe. Réussir l’intégration durable de ces personnes dépend plus largement de facteurs sociologiques, psychiques et éducatifs. La réalité quotidienne des immigrés subsahariens résidents à Ouarzazate est semée de plusieurs contraintes. Seuls leurs témoignages pourraient illustrer clairement la réussite ou l’échec de leur intégration à Ouarzazate et au Maroc en général.

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