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Sur la vague du nouveau Maroc

tribune libre

Pour un dialogue régional libéré de toutes les morosités du passé

  • Écrit par Abdeljalil Didi

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Une partie de la région Sud Est du Maroc regroupe les provinces de Ouarzazate, Zagora et Tinghir. « Un triangle d’or » disait-on autrefois. Si proches par leur appartenance géographique, historique, culturelle et sociale. Mais si lointaines dans leur façon de penser une politique commune de développement territorial. Les limites voir les frontières administratives ont pris le dessus. Cette fragmentation et cet isolement freinent ou du moins ralentissent la dynamique de développement de cette région qui peine à décoller.

Cependant, le destin commun de ces provinces les obligent à se concentrer d’avantage sur ce qui les unit, potentialités et défis, plus que sur ce qui les sépare. D’ailleurs, ce dernier point n’est que le résultat d’une politisation arbitraire des débats et décisions relatifs au développement régional. Par conséquent, la distance et l’incompréhension se creusent de plus en plus entre les acteurs qui se trouvent détournés des vraies questions dont dépend le futur de la région.

Aujourd’hui, ce genre de méthodes, ces discours de victimisation tant ressassés, ces raisons infondées qui justifient une telle stagnation sont révolus. La population est de plus en plus exigeante. Les enjeux sont de taille et les opportunités ne manquent pas non plus. Mais les visions sont divergentes, les efforts dispersés et les intérêts sont conflictuels. Quant à la communication, la concertation et la transparence, on ne peut que déplorer leur disparition dans l’esprit des responsables comme dans les approches adoptées jusqu’à présent. La région oscille alors entre un silence de mort, signe de démission, et un tapage infructueux qui relève plus d’un affrontement injurieux que de débats susceptibles de faire progresser la situation.

Alors, un vrai dialogue régional s’avère le socle solide pour l’édification d’une région en mouvement. Car l’intérêt collectif concerne toute la communauté dans sa pluralité : élus, simples citoyens, acteurs économiques et associatifs, étudiants, femmes, résidants étrangers dans la région, artisans…

Un dialogue ouvert, inclusif et élargi sera aussi un élément mobilisateur et fédérateur pour redynamiser les forces de la région. Un moyen de redonner confiance à tous ceux et celles qui mettent en question leur présence sur un territoire qui peine à sortir de son immobilisme.

Dans un temps de crises en séries, de déception, de renfermement sur soi, de culpabilisation, de discours défaitistes… l’enclenchement d’un dialogue régional sera une prémisse de l’émergence d’un esprit constructif qui pose les jalons d’une région déterminée à construire son futur, à réussir l’enjeu de développement régional. Un chantier auquel participeront toutes les composantes potentiellement actives vers l’instauration d’une bonne gouvernance territoriale dans la région du Sud Est.

 

En savoir plus

- Rétrospective de la participation de la société civile du Sud Est Maroc au projet de régionalisation avancée

 

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